Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Algérie : comment sont traités des migrants chrétiens…

Une lectrice (merci M. F. !) m’a adressé le lien vers un article publié par Mondafrique, un site internet d’information créé en janvier 2014 par le journaliste Nicolas Beau. C’est atroce et révélateur de la manière dont sont traités les migrants chrétiens en Algérie…

(…) Jeudi 1er octobre, Marie Simone D., 33 ans, Camerounaise, rentre chez elle, il est 23 heures, dans son quartier Cola, à Oran, un quartier entre bidonvilles et constructions anarchiques, quand « menacée d’une arme à feu pointée sur la tête, d’un couteau et d’un chien de race Rottweiler ou pitbull, elle a été emmenée au-delà du parking et tabassée à coups de poings sur le visage et après, violée par au moins sept personnes de nationalité algérienne. » Alerté par des voisins, son mari vient à son secours. « À moitié morte », il l’emmène en taxi aux urgences de l’hôpital d’Oran. Il est 1 h 30 du matin, les services d’urgence « refusent son hospitalisation. », refusent de délivrer à la victime un certificat médical et enfin refusent d’effectuer les prélèvements pour « la constitution de preuves » des violences subies. Le lendemain personne n’entend la détresse de ce couple qui fait le tour des hôpitaux d’Oran dans une immense solitude, aux urgences, à la maternité de CHU, à la clinique du Front de Mer et enfin à la clinique de Santal, soient quatre services de santé. Le couple refuse de se laisser écraser par ce sidérant mépris et décide de déposer plainte à la gendarmerie nationale, « exactement auprès de la brigade territorialement compétente de Yahhmoracen ». Nous sommes vendredi, jour de prière : « Le gradé de la brigade, en professionnel, prend tout le temps pour écouter les malheurs de la femme migrante », avant de demander : « Avez-vous les papiers ? ». Le mari dit non, juste une carte consulaire, et la victime, lui répond négativement. Le gendarme pose alors une seconde question : « Êtes-vous musulmans ou chrétiens ? ». Les deux répondent : « Nous sommes des chrétiens ». Le gendarme clôt la discussion par : « Vous n’avez pas de papiers, vous partez ou bien c’est la cellule». Voilà comment est accueillie une migrante violée et son mari dans les institutions algériennes. Interdite de soins, interdite de déposer une plainte après une violence inouïe. Ni le personnel de santé, ni le gendarme en service ne seront jugés pour non assistance à personne en danger. Quand à ses agresseurs, au nombre de sept, ils pourront continuer à se jeter sur le corps d’une femme noire sur leur parking, sous les fenêtres de leurs mères, de leurs sœurs, de leurs filles et de leurs femmes qui savent déjà qu’il n’y a pas de justice pour les faibles en Algérie (…)

Source : Mondafrique, 6 octobre

Tag(s) : #Christianophobie

Partager cet article

Repost 0