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Est-ce de la naïveté, de l’ inconscience, du courage ou un mélange des trois qui  ont poussé notre belle rouquine nationale Véronique Genest à accepter d’entrer dans l’ arène du fourbe Ruquier et de ses deux acolytes méchants et suffisants ?
Dès la première minute, Laurent Ruquier suivi de Natacha Polony attaquent leur invitée sur son choix politique, tout petit, puisque comme elle le précise elle-même avec modestie, elle ne serait que la suppléante de Jonathan-Simon Sellem qui se présente à la députation de la 8 ème circonscription des Français de l’étranger. Il deviendrait ainsi le député qui représenterait 8 pays. Ce que ne lui pardonne pas la bande à Ruquier, c’est le fait que dans ces 8 pays, il y a Israël.
Et que ce n’est pas un hasard, dixit Polony en bonne donneuse de leçon, si l’ interprète de Nana après avoir déclaré honnêtement que l’islam lui faisait peur « oui, je suis islamophobe » (septembre 2012) a choisi cette fonction parce que Israël fait partie des 8 pays.

A l’en croire, on pourrait penser que notre Nana nationale s’est portée candidate à la suppléance de la 8ème circonscription non pas pour apporter son aide aux Français vivant à l’étranger  mais pour se faire l’ambassadrice, en quelque sorte, de « cet affreux pays d’ Israël. » 

Dans quel but, pour qui, pourquoi, comment, nous ne le saurons pas, Natacha Polony garde jalousement ses suspicions pour elle- même.

La même Natacha Polony énonce doctement que « critiquer une religion ce n’est pas critiquer les croyants de cette religion, mais qu’il faut être extrêmement prudent ». 

Mais nous ne saurons pas non plus comment il convient de s’y prendre quand d’aventure on a très envie de dire tout le mal qu’on pense d’une religion sexiste, liberticide, et archaïque.

La mise à terre – pour ne pas dire la mise à mort – des invités politiquement incorrects est la règle dans « On n’est pas couché », ce qui rend finalement chacune des émissions prévisibles et quelque peu ennuyeuse. Parfaitement antidémocratique.

Aussi, quand au milieu de l’émission, le comparse de Polony, Aymeric Caron dont on ne parvient pas à déterminer ce qui est le plus prégnant chez lui de la médiocrité, de la méchanceté, de la suffisance hautaine, ou de la connerie la plus profonde, lui demande :

 » Vous parlez de Mein Kampf, livre le plus vendu dans les pays musulmans. Quelles sont vos sources ? », question fétiche des convaincus de détenir la vérité,   je me suis réveillée et je m’empresse de livrer mes sources à moi !

Elles valent quelques coups de clics !

Il est intéressant de savoir qu’en Europe le « livre » du Führer est interdit alors que partout où l’islam est prépondérant ou agissant, il fait fureur. ( c’est un peu facile, j’en conviens  ! )

Le 24 02 2008 « Mein Kampf en tête de gondole en Indonésie « , top 5 du meilleur des ventes.

3 avril 2012 : Mein Kampf en tête de gondole chez Virgin au Qatar et au Barhein.

Toujours lui,  dans 3 librairies sur 4 en Tunisie.

En Turquie :  « Un article du journal Aksam paru en février 2005 titrait « Kavgam best-seller oldu », littéralement « Mein Kampf est devenu un best-seller ». Quelques extraits de cet article : « Le livre d’Adolf Hitler Mein Kampf se vend à raison de 10 000 exemplaires chaque année, depuis sa traduction en turc en 1939, et est devenu un best-seller ces dernières semaines. Face à une forte demande, la maison d’édition a édité et mis en vente en l’espace de 15 jours 31 000 ouvrages. Mein Kampf est devenu le livre le plus vendu de plusieurs maisons d’édition, et cette popularité inquiète et dérange les juifs ».

http://observers.france24.com/fr/content/20080214-mein-kampf-tete-gondole-librairies 14 02 2008 MK en tête de gondole dans les librairies ( indonésie )

http://www.dreuz.info/2012/04/mein-kampf-et-le-monde-musulman/

http://www.dailymotion.com/video/x2ltrj_mein-kampf-partout-en-tunisie_politics#.UT2afRzvgQE : caméra cachée ds une librairie à tunis

http://mejliss.com/node/1499687

http://www.midilibre.fr/2013/03/10/le-traquenard-veronique-genest-face-a-caron-et-polony-dans-on-n-est-pas-couche,657417.php : extrait vidéo où Véronique Genest  parle de Mein Kampf

Si nous aurions aimé voir Julie Lescaut sortir son flingue et mettre en joue son agresseur, Véronique, elle, n’a eu que sa dignité, sa sensibilité, et sa sincérité qui transpirent dans chacune de ses paroles  pour se maintenir debout tandis que les trois compères en service commando tentaient de la mettre plus bas que terre. Ils ont eu envers elle, novice en politique mais pleine de la volonté d’apprendre toute la morgue qu’ils n’auraient jamais crachée à la figure d’une Belkacem  qui  n’avait cessé de bafouiller lors de sa première et pitoyable prise de parole quelques jours après l’élection de Normal.

 

Merci Véronique, grâce à vous, personnellement,  j’ai appris que Mein Kampf  était un best-seller dans les pays musulmans !

 

Caroline Corbières

 

 


Mein Kampf et le monde musulman

 

 
 
Mein Kampf est en tête de gondole parmi les livres « recommandés » chez Virgin au Qatar et au Barhein. Dans son essai (*) commenté par Véronique Chemla (1) Antoine Vitkine évoque l’accueil de Mein Kampf dans le monde musulman. Extraits de l'article de Véronique Chemla.
 
Mein Kampf est un « bréviaire grand public » en Turquie.

 
« Il faut comprendre ce qui se joue derrière le succès de Mein Kampf dans le monde Arabe, déclarait Antoine Vitkine en avril 2008.
 
Dans le monde Arabe, c'est ancien, puisque c'est le Grand Mufti Husseini qui dans les années 1930 publie la première traduction d'extraits de Mein Kampf. Il y a deux raisons principales qui expliquent la présence de Mein Kampf dans le monde arabe. D'abord c'est un contre-symbole adressé à l'Occident, c'est le symbole de ce que l'Occident rejette et c'est donc un moyen de rejeter l'Occident. 
 
La deuxième raison c'est que c'est le symbole de l'extermination des Juifs par les nazis, et que de la part d'opinions publiques foncièrement hostiles à Israël, c'est une manière, sans doute provocatrice, de se situer par rapport à Israël. 
 
Mais je dois dire que j'ai été très surpris quand même. Je ne le raconte pas dans le film, mais je suis allé en Turquie cet été, et je me suis rendu compte que ceux qui achetaient Mein Kampf ne le faisaient pas uniquement par provocation. Dans de nombreux cas le livre était vraiment lu, peut-être pas intégralement, mais il était compris, son message était entendu. 

 
Une autre raison qui fait que Mein Kampf a du succès en Turquie, c'est que c'est un symbole ultra-nationaliste : « tout pour sa patrie, sa race ». Le message ultra-nationaliste très agressif qui fait qu'on se définit contre le reste du monde, cela peut séduire. Le monde musulman est aujourd'hui traversé par cette tentation de repli identitaire, et évidemment dans ce contexte là, Mein Kampf et l'idéologie national-socialiste constituent un modèle. 
 
Voilà, cela ne veut pas dire forcément qu'on adhère à tout et qu'on veut exterminer les Juifs, mais le modèle ultra-nationaliste existe toujours… ».

 

Antoine Vitkine en tire sept conclusions : 1) ne pas « sous-estimer les projets politiques fanatiques et violents ». 2) ne pas voir la réalité contemporaine au travers du prisme des années 1930. 3) l’inaction des autorités politiques ne tient pas à la méconnaissance du livre, mais au manque de volonté. 4) le nazisme a utilisé les failles et faiblesses de la démocratie. 5) ce livre est le « trait d’union entre Auschwitz et l’antisémitisme européen ». 6) Mein Kampf nie la démocratie, les libertés et principes fondamentaux, et 7) mieux vaut le décoder que l’interdire car il « contient en lui son antidote ».
 
© Jean Patrick Grumberg pour Dreuz.info et sources citées.
 
* Antoine Vitkine, Mein Kampf, histoire d'un livre. Ed. Flammarion Lettres, coll. EnQête, 2009. 350 pages. 21 euros. ISBN : 978-2081210516
 

 

Dreuz info

 

Mein Kampf et le monde musulman

 

 
 
Mein Kampf est en tête de gondole parmi les livres « recommandés » chez Virgin au Qatar et au Barhein. Dans son essai (*) commenté par Véronique Chemla (1) Antoine Vitkine évoque l’accueil de Mein Kampf dans le monde musulman. Extraits de l'article de Véronique Chemla.
 
Mein Kampf est un « bréviaire grand public » en Turquie.

 
« Il faut comprendre ce qui se joue derrière le succès de Mein Kampf dans le monde Arabe, déclarait Antoine Vitkine en avril 2008.
 
Dans le monde Arabe, c'est ancien, puisque c'est le Grand Mufti Husseini qui dans les années 1930 publie la première traduction d'extraits de Mein Kampf. Il y a deux raisons principales qui expliquent la présence de Mein Kampf dans le monde arabe. D'abord c'est un contre-symbole adressé à l'Occident, c'est le symbole de ce que l'Occident rejette et c'est donc un moyen de rejeter l'Occident. 
 
La deuxième raison c'est que c'est le symbole de l'extermination des Juifs par les nazis, et que de la part d'opinions publiques foncièrement hostiles à Israël, c'est une manière, sans doute provocatrice, de se situer par rapport à Israël. 
 
Mais je dois dire que j'ai été très surpris quand même. Je ne le raconte pas dans le film, mais je suis allé en Turquie cet été, et je me suis rendu compte que ceux qui achetaient Mein Kampf ne le faisaient pas uniquement par provocation. Dans de nombreux cas le livre était vraiment lu, peut-être pas intégralement, mais il était compris, son message était entendu. 

 
Une autre raison qui fait que Mein Kampf a du succès en Turquie, c'est que c'est un symbole ultra-nationaliste : « tout pour sa patrie, sa race ». Le message ultra-nationaliste très agressif qui fait qu'on se définit contre le reste du monde, cela peut séduire. Le monde musulman est aujourd'hui traversé par cette tentation de repli identitaire, et évidemment dans ce contexte là, Mein Kampf et l'idéologie national-socialiste constituent un modèle. 
 
Voilà, cela ne veut pas dire forcément qu'on adhère à tout et qu'on veut exterminer les Juifs, mais le modèle ultra-nationaliste existe toujours… ».

Antoine Vitkine en tire sept conclusions : 1) ne pas « sous-estimer les projets politiques fanatiques et violents ». 2) ne pas voir la réalité contemporaine au travers du prisme des années 1930. 3) l’inaction des autorités politiques ne tient pas à la méconnaissance du livre, mais au manque de volonté. 4) le nazisme a utilisé les failles et faiblesses de la démocratie. 5) ce livre est le « trait d’union entre Auschwitz et l’antisémitisme européen ». 6) Mein Kampf nie la démocratie, les libertés et principes fondamentaux, et 7) mieux vaut le décoder que l’interdire car il « contient en lui son antidote ».
 
© Jean Patrick Grumberg pour Dreuz.info et sources citées.
 
* Antoine Vitkine, Mein Kampf, histoire d'un livre. Ed. Flammarion Lettres, coll. EnQête, 2009. 350 pages. 21 euros. ISBN : 978-2081210516
 
Tag(s) : #Islamophobie un devoir civique

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