Poursuivi par des associations féministes, le chanteur, de son vrai nom Aurélien Cotentin, 30 ans, a été condamné pour injure en raison de l’expression «les meufs c’est des putes» et pour provocation à la violence notamment pour les termes «mais ferme ta gueule ou tu vas t’faire “ marie-trintigner ”», allusion à l’actrice française Marie Trintignant morte en 2003 sous les coups de son compagnon, le chanteur Bertrand Cantat.

Son avocat, Me Simon Tahar, a déploré que le tribunal ait «permis d’ouvrir la voie large, grave, à la censure de la création artistique».

Le parquet s’était prononcé pour la relaxe, a souligné l’avocat, ajoutant qu’un précédent jugement, concernant sa chanson «Sale pute», au cœur d’une vive polémique en 2009, avait relaxé son client.

 


Dans cette première affaire le rappeur, souvent comparé à l’Anglais The Streets, s’était excusé et avait expliqué que la chanson était une fiction parlant d’un homme trompé.

Me Alain Weber, conseil des cinq associations féministes qui poursuivaient Orelsan, s’est déclaré «satisfait pour le combat de la dignité des êtres humains». Selon lui, ce jugement crée une «première jurisprudence» de la loi récente sanctionnant «l’incitation à la violence du fait du sexe».