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LE SACREMENT DE PENITENCE

Sacrement institué par Notre Seigneur Jésus-Christ pour remettre les péchés commis après le Baptême. « Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn XX, 22,23). « Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le Ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le Ciel » (Mt XVIII, 18).

Quant à la nécessité du Sacrement de Pénitence, elle est conditionnelle, ce Sacrement n’étant pas nécessaire à tous, mais seulement à ceux qui sont sous le joug du péché. Il est donc évident que le Sacrement de pénitence est nécessaire au salut après le péché, comme la médication corporelle après que l’homme est tombé dans une maladie grave.

La matière du Sacrement est triple : contrition, accusation et réparation (au moins de tous les péchés mortels certainement commis et certainement non accusés), nécessaires pour la validité de la confession, sous peine de sacrilège. La matière prochaine du Sacrement de pénitence est représentée par les actes du pénitent, qui ont eux-mêmes pour matière les péchés regrettés et confessés par le pénitent, et pour lesquels il satisfait. Il s’ensuit donc que la matière éloignée du Sacrement de pénitence, ce sont les péchés, non pas en tant que voulus en intention, mais en tant qu’ils doivent être détestés et abolis.

- Concile de Trente (1545-1563) : « Si quelqu‟un dit que dans l‟Église Catholique, la Pénitence n‟est pas un vrai et propre Sacrement institué par le Christ Notre Seigneur pour réconcilier les fidèles aussi souvent qu‟ils tombent dans le péché après le Baptême, qu‟il soit anathème ! »
- « La matière de ce Sacrement de Pénitence consiste dans les actes du pénitent, à savoir la contrition, l‟accusation et la satisfaction ».
- « Si quelqu‟un nie que, pour la pleine et parfaite rémission des péchés, trois actes soient requis de la part du pénitent, à savoir la contrition, l‟accusation et la satisfaction, actes qui forment la matière du Sacrement de Pénitence : qu‟il soit anathème ! »

S. Jérôme dit que “la seconde planche après le naufrage, c’est la pénitence”. Faire pénitence, c’est pleurer les péchés déjà commis, et ne plus commettre d’acte qu’on doive pleurer. La grande haine de Dieu pour les péchés se reconnaît à ce fait qu’il est toujours prêt à les détruire pour empêcher que se dissolve ce qu’il a créé, et que s’anéantisse par le désespoir, ce qu’Il a aimé. L’intention de travailler à effacer le péché passé requiert une vertu spéciale, soumise au commandement de la charité. Quant à l’adulte, qui a des péchés actuels consistant dans un désordre de l’inclination actuelle de la volonté, les péchés ne lui sont pas remis, même par le Baptême, sans le changement actuel de la volonté qui se fait par la pénitence. Espérer un demi-pardon de Celui qui est le juste et la justice, c’est une impiété qui tient de l’infidélité.

Il y a deux sortes de pénitence : extérieure et intérieure.
- La pénitence intérieure nous fait pleurer le péché commis, et elle doit durer jusqu’à la fin de la vie. L’homme, en effet, doit toujours regretter d’avoir péché ; si jamais il trouvait bon d’avoir commis le péché, du coup il en redeviendrait coupable et perdrait le fruit du pardon.
- Quant à la pénitence extérieure, qui nous fait donner des signes extérieurs de notre regret, confesser oralement nos péchés au Prêtre qui les absout, et satisfaire selon la volonté du confesseur, elle ne doit pas durer jusqu’à la fin de notre vie, mais seulement pendant un temps proportionné à la gravité du péché.

Voici donc ce qui est requis de la part du pénitent. On distingue trois parties dans la pénitence : la contrition, la confession et la satisfaction.
- qu’il veuille donner compensation, et cette volonté, c’est la contrition ;
- qu’il se soumette au jugement du Prêtre tenant la place de Dieu, et c’est ce qui se fait dans l’accusation ;
- qu’il donne la compensation fixée par la sentence du ministre de Dieu, et c’est ce qui se fait dans la satisfaction.

CONTRITION : douleur des péchés commis, avec le ferme propos de ne plus les commettre à l’avenir. La contrition est « une douleur volontaire du péché, par laquelle le pénitent châtie en lui-même ce qu’il regrette d’avoir commis ». « La contrition est une componction et une humilité d’esprit accompagnée de larmes et venant du souvenir du péché et de la crainte du jugement ». « La contrition est une humilité d’esprit anéantissant le péché entre l’espérance et la crainte. »

- Concile de Trente : « La contrition est une peine de l‟âme et une détestation du péché commis, avec un ferme propos de ne plus pécher dans le futur. La contrition suppose non seulement la cessation du péché avec la résolution de débuter une nouvelle vie, mais aussi la haine véhémente de la vie passée avec la détestation profonde du péché ».
- « Si quelqu‟un dit que la contrition qui est provoquée par l‟examen diligent et la haine des péchés, en réfléchissant sur la gravité de ceux-ci, sur leur nombre, leur laideur, la perte de la Béatitude éternelle et la chute dans la damnation éternelle, jointe à un désir sincère d‟une vie meilleure, n‟est pas une douleur bonne et bénéfique, et ne prépare pas à la réception de la grâce : qu‟il soit anathème ! »

Cette contrition peut être :
- servile (on garde le désir de péché, ce qui rend la confession nulle),
- imparfaite ou attrition (regret par craintes des châtiments mérités de Dieu en cette vie ou en l’autre ; suffisant pour faire une bonne confession)
- parfaite (par pur amour de Dieu : efface tous les péchés, même sans confession).
- Douleur :
_interne (venant du fond du coeur),
_ surnaturelle (fruit de la Grâce actuelle de Dieu),
_ universelle (pour tous les péchés),
_ souveraine (douleur très profonde). L’amour de charité, sur lequel est fondée la douleur de contrition, est le plus grand des amours. La douleur de contrition sdoit donc être, elle aussi, la plus grande des douleurs. Si donc le mal est plus grand, plus grande doit être la douleur.
- Ferme propos :
_ volonté résolue de ne plus commettre le péché mortel avec la grâce de Dieu, et d’utiliser tous les moyens nécessaires pour fuir le péché,
_ éviter les occasions volontaires (et non nécessaires), prochaines (et non éloignées) de péché grave.

Même quand, par la pénitence, le pécheur revient à son ancien état de grâce et se libère de toute dette de peine, il ne revient jamais à la dignité première de son innocence et par conséquent, il reste toujours en lui quelque chose de son péché passé. La douleur de contrition, au contraire, répond au mouvement d’aversion d’où la faute reçoit un certain caractère d’infini. De là vient que la contrition doit toujours durer et il n’y a rien d’irrationnel à ce qu’elle demeure, alors que la satisfaction est terminée.

ACCUSATION : confesser au Prêtre tous les péchés mortels commis depuis la dernière bonne confession (sans tomber dans le scrupule), expliquant :
- le nombre des péchés graves,
- leurs espèces (pour les distinguer des péchés véniels)
- les circonstances (celles qui changent l’espèce de péché). Attention aux conséquences du péché de scandale.

Le Concile de Trente est explicite:
- « Les Prêtres ne pourraient exercer un jugement au confessionnal sans avoir une connaissance de la matière, et ils ne pourraient en justice appliquer une peine si le fidèle n‟avait déclaré ses péchés que d‟une façon générale, sans une accusation spécifique et détaillée ».
- « Le fidèle doit donc accuser en confession tous les péchés mortels, même les plus secrets, dont il a conscience après un examen de conscience soigneux ».
- « En effet, si un malade a peur de dévoiler ses blessures à son médecin, ce dernier ne peut appliquer le remède approprié. Ainsi, les circonstances qui changent l‟espèce du péché doivent être expliquées en confession, car sans elles, les péchés ne sont pas honnêtement révélés par le pénitent, et ne sont pas connus objectivement par le Juge, qui ne pourra porter un jugement vrai sur les crimes ni imposer la peine proportionnée ».
- « Si quelqu‟un dit que, dans le Sacrement de Pénitence, il n‟est pas nécessaire de droit Divin pour la rémission des péchés de confesser chacun des péchés mortels dont on a souvenir après un sérieux examen de conscience, même les plus secrets et ceux qui vont contre les deux derniers préceptes du Décalogue (péchés de désir et de pensée), ainsi que les circonstances qui changent l‟espèce des péchés, ou qu‟il n‟est pas bon de confesser les péchés véniels : qu‟il soit anathème !

REPARATION ou SATISFACTION :
- sacramentelle (pénitence donnée par le Prêtre)
- extra-sacramentelle (réparation des dommages faits à Dieu et au prochain).
Concile de Trente : « Si quelqu‟un dit que toute la peine est toujours pardonnée par Dieu, et que la satisfaction fournie par le pénitent n‟est rien d‟autre que la foi par laquelle il reconnaît que le Christ a déjà satisfait pour lui : qu‟il soit anathème ! »
Le pénitent ne peut jamais être certain que sa contrition soit suffisante pour la rémission de la faute et de la peine et, par conséquent, il est tenu de se confesser et de satisfaire. Il y est d’autant plus tenu que la contrition n’est pas vraie, si elle n’inclut pas la résolution de se confesser si faible que soit la douleur. Car une douleur de vraie contrition efface toute faute. Si le péché est quelque chose de fini du côté du mouvement de conversion par lequel le pécheur se replie sur lui-même, il a quelque chose d’infini du côté du mouvement d’aversion à l’égard de Dieu. Bien que l’homme puisse éviter en cette vie mortelle le naufrage du péché mortel après le baptême, il ne peut pas éviter les péchés véniels qui le disposent au naufrage et auxquels la pénitence doit aussi porter remède. La pénitence et par conséquent la confession ont donc encore leur utilité, même pour ceux qui ne pèchent pas mortellement.

L’homme ne peut pas offrir satisfaction à Dieu, si le satis (assez) implique une égalité absolue de valeur ; mais il le peut si la satisfaction n’implique qu’une égalité de proportion, et puisque cela suffit pour qu’il y ait justice, cela suffit aussi pour qu’il y ait satisfaction. De même que l’offense a eu une certaine infinité à cause de l’infini de la Divine majesté, ainsi la satisfaction reçoit-elle aussi une certaine infinité de l’infini de la Divine miséricorde, en tant que cette satisfaction est informée par la grâce qui fait agréer la compensation possible à l’homme. Le péché, même quant à son mouvement d’aversion, peut être réparé par la satisfaction, en vertu du mérite du Christ qui a été, d’une certaine manière, infini.

Les châtiments de cette vie nous purifient de nos péchés et sont satisfactoires. Si donc le patient, auquel Dieu inflige des châtiments, les fait siens de quelque façon, ils reçoivent le caractère de satisfaction. Or il les fait siens en tant qu’il les accepte pour la purification de ses péchés, les utilisant en patience. Si, au contraire, il proteste, avec impatience, contre ces châtiments, il ne les fait siens d’aucune façon et ils n’ont, en conséquence aucun caractère de satisfaction, mais seulement celui de peine vindicative. Bien que ces châtiments ne soient pas eux-mêmes en notre pouvoir, il dépend de nous de nous en servir en patience ; c’est ainsi que faisant de nécessité vertu, nous pouvons les rendre méritoires et satisfactoires. « Le même feu qui fait briller l’or fait fumer la paille » nous dit saint Grégoire. C’est ainsi que les mêmes châtiments purifient les bons et rendent les mauvais plus coupables par impatience. C’est pourquoi les châtiments ne sont satisfaction que pour les bons, bien qu’ils soient communs aux bons et aux méchants.

Les oeuvres satisfactoires : elles sont au nombre de trois : aumône, jeûne et prière. La satisfaction doit être telle, qu’elle nous enlève quelque chose au profit de l’honneur de Dieu. Or nous n’avons que trois genres de biens, ceux de l’âme, ceux du corps et ceux de la fortune ou biens extérieurs.
- Nous nous enlevons quelque chose des biens de la fortune par l’aumône,
- et des biens du corps par le jeûne.
- Quant aux biens de l’âme, nous ne devons pas nous les enlever en touchant à leur essence ou en les diminuant, puisque c’est par eux que nous sommes agréables à Dieu, mais en les soumettant totalement à Dieu, ce qui se fait par la prière.

Les racines du péché sont au nombre de trois, d’après saint Jean : « La concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux et l’orgueil de la vie ». Tout péché en effet est commis contre Dieu, contre le prochain ou contre nous-mêmes. Aux premiers s’oppose la prière, aux seconds l’aumône, aux troisièmes le jeûne.
- Le jeûne (avec la vertu de chasteté) combat la concupiscence de la chair ;
- l’aumône (avec l’esprit de pauvreté) combat la concupiscence des yeux ;
- et la prière (avec la vertu d’obéissance) combat l’orgueil de la vie. Elle s’harmonise aussi très bien avec cet autre caractère de la satisfaction, qui est de fermer l’entrée de notre âme aux suggestions du péché.

La Juridiction : elle est nécessaire pour la validité (ordinaire ou déléguée, extraordinaire ou de suppléance). Le Droit Canon doit être utilisé pour le salut des âmes : à l’impossible, nul n’est tenu. Il y a quatre cas de suppléance de juridiction :
- Erreur commune, même dans le doute : CJC 209 : « En cas d‟erreur commune ou de doute positif et probable, sur un point de droit ou de fait, l‟Église supplée la juridiction pour le for tant externe qu‟interne. »
- Danger de mort, même spirituelle : CJC 882 : « En péril de mort, tous les prêtres, quoique non approuvés pour les confessions, absolvent validement et licitement n‟importe quels pénitents de tous péchés ou censures, quoique réservés ou notoires, même si un prêtre approuvé est présent, les prescriptions des Can. 884 et 2252 demeurant sauves. »
_ Can. 884 : L‟absolution du complice dans un péché impur est invalide, sauf en péril de mort, et même en ce péril, sauf cas de nécessité, elle est illicite de la part du confesseur.
_ et Can. 2252 : Ceux qui se trouvant en danger de mort, ont reçu d‟un prêtre sans pouvoir spécial l‟absolution d‟une censure „ab homine‟ ou très spécialement réservée au Saint-Siège (profanation du Très Saint Sacrement, viol du secret de confession, voie de fait sur le Pape…) sont tenus, une fois revenus à la santé, de recourir, sous peine de réincidence, à celui qui a porté la censure, s‟il s‟agit d‟une censure „ab homine‟; à la S. Pénitencerie, à l‟évêque ou à un clerc muni du pouvoir nécessaire.
- Cas de nécessité : CJC 892 §2 : « En cas d‟urgente nécessité, tous les confesseurs sont tenus par l‟obligation de charité d‟entendre les confessions des fidèles et en péril de mort tous les prêtres. »
- Prêtre excommunié : CJC 2261 : « Les fidèles peuvent, pour toute juste cause, demander à un excommunié les sacrements et les sacramentaux, surtout si les autres ministres font défaut, et alors cet excommunié peut les administrer sans être tenu de s‟informer de la cause de la demande. »

La forme du Sacrement : elle est donnée par le Prêtre par les paroles de la sainte absolution. Quand le pénitent s’agenouille au confessionnal, le Prêtre lui dit d’abord : « Que Notre Seigneur soit dans votre coeur et sur vos lèvres afin que vous confessiez proprement tous vos péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».
Après avoir entendu l’accusation des péchés, le Prêtre donne l’absolution en latin : « Que le Dieu tout-puissant vous fasse miséricorde, qu‟Il vous pardonne vos péchés, et vous conduise à la Vie Eternelle. Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux vous accorde le pardon, l‟absolution et la rémission de vos péchés. Que Notre Seigneur Jésus Christ vous absolve, et moi, par la même autorité, je vous absous de tout lien d‟excommunication et d‟interdit (il rajoute « suspense » s‟il confesse un Prêtre) autant que je le peux, et autant que vous en avez besoin. Ainsi, je vous absous de vos péchés au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Que la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, les mérites de la Très Sainte Vierge Marie et de tous les Saints, tout le bien que vous avez fait, et toutes les peines que vous avez supportées, soient utilisés pour vous pour la rémission de vos péchés, une augmentation de grâce et la récompense de la Vie Eternelle. Amen ».

Le ministre : il doit avoir l’intention de faire ce que veut l’Église Catholique, et disposer d’une juridiction canonique (ordinaire, ou de suppléance pour les cas extraordinaires) pour pouvoir absoudre validement un pénitent.
Concile de Trente :
- « En ce qui regarde le ministre, le saint Concile de Trente déclare faux et totalement étranger à la vérité de l‟Evangile toutes les doctrines qui étendent de façon pernicieuse le ministère des clefs à tout autre homme qu‟aux Évêques et aux Prêtres. »
- « Si quelqu‟un dit que le pouvoir des clefs n‟a été donné à l‟Église que pour délier, mais pas aussi pour lier, et que les Prêtres qui imposent une pénitence sur ceux qui se confessent, agissent contrairement aux institutions du Christ ; et que c‟est une fiction de dire qu‟après la rémission de la peine éternelle par le pouvoir des clefs, il reste encore souvent une peine temporelle à payer : qu‟il soit anathème ! »

Le secret de confession n’admet jamais de parvité de matière. Le pénitent est protégé par un secret absolu. « Ce que je sais par le sceau de la confession, je le sais moins que ce que j‟ignore complètement » (Saint Augustin). Même menacé de mort, le Prêtre ne peut parler de ce qu’il sait par la confession, et ceci sous peine d’une excommunication très spécialement réservée au Pape. Saint Jean Népomucène est mort martyr en 1383, assassiné par le roi de Bohème Wenceslas VI, parce que ce saint confesseur refusait de divulguer au roi les péchés de la Reine Jeanne, qu’il entendait en confession.

Dogmes de foi sur le Sacrement de Pénitence
1. L’Église a reçu du Christ le pouvoir de remettre les péchés commis après le Baptême.
2. Par l’absolution de l’Église, les péchés sont vraiment et immédiatement remis. Le pouvoir de l’Église s’étend à tous les péchés sans exception.
3. L’exercice par lequel l’Église pardonne les péchés est un acte judiciaire.
4. Le pardon des péchés qui prend place au tribunal de la Pénitence est proprement et véritablement un Sacrement, distinct du Sacrement de Baptême.
5. La justification extra-sacramentelle n’est obtenue par la contrition parfaite que si elle est associée avec le désir de se confesser.
6. La contrition qui naît de la crainte de Dieu est un acte supernaturel moralement bon.
7. La Confession sacramentelle des péchés est ordonnée par Dieu ; elle est nécessaire au salut pour tout homme en état de péché mortel après le Baptême.
8. De par l’ordonnance Divine, tous les péchés mortels selon leur genre et leur nombre, ainsi que les circonstances qui changent leur nature, sont sujets à l’obligation de la Confession.
9. La confession des péchés véniels n’est pas nécessaire, mais elle est permise et utile.
10. La peine temporelle des péchés n’est pas toujours remise par Dieu en même temps que la peine éternelle.
11. Le Prêtre a le droit et le devoir, selon la nature des péchés et du pénitent, d’imposer des oeuvres de satisfaction appropriées et salutaires.
12. Les oeuvres pénitentielles extra-sacramentelles, comme les pratiques pénitentielles volontaires et l’acceptation patiente des épreuves envoyées par Dieu, possèdent une valeur salutaire.
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13. La forme du Sacrement de Pénitence consiste dans les mots de l’absolution lesquels, associés aux actes du pénitent, procurent l’absolution des péchés.
14. L’effet principal du Sacrement de Pénitence consiste dans la réconciliation du pécheur avec Dieu.
15. Les seuls possesseurs du pouvoir ecclésial de l’absolution sont les Évêques et les Prêtres. L’absolution donnée par des Diacres ou des clercs de moindre rang ou par des laïcs, n’est pas une absolution sacramentelle.
16. Le Sacrement de Pénitence peut être reçu par toute personne baptisée qui, après le Baptême, a commis un péché mortel ou véniel.
Tag(s) : #Le pardon

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