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Viol à Cornebarrieu : «Il avait un cran d'arrêt, moi je voulais seulement survivre»

Publié le 29/11/2013 à 09:09 | 65

témoignage

Marie, 18 ans, a subi une agression très violente mardi matin à Cornebarrieu. Aujourd'hui, elle attend que son agresseur soit mis hors d'état de nuire./Photo DDM Thierry Bordas

Marie, 18 ans, a subi une agression très violente mardi matin à Cornebarrieu. Aujourd'hui, elle attend que son agresseur soit mis hors d'état de nuire./Photo DDM Thierry Bordas

Une lycéenne de 18 ans a été victime d’un viol mardi matin, à son arrêt de bus de Cornebarrieu. Traumatisée, elle a tenu à témoigner afin que les autres femmes et les parents restent sur leurs gardes. Une enquête est ouverte afin de mettre la main sur son agresseur.

«Il m’a emmenée dans une ruelle et a fait ce qu’il avait à faire.» Marie*, 18 ans, a subi l’enfer mardi matin, à l’arrêt de bus qu’elle fréquente pour aller au lycée, à Cornebarrieu (notre édition de mercredi). Comme chaque matin, vers 6 h 15, Marie se rend seule à l’arrêt de bus Bel Soleil. «Un homme s’est approché de moi et m’a demandé un mouchoir en papier. Je lui ai dit «non» gentiment car je n’en avais pas. Il avait l’air tout à fait normal.»

Mais soudain, la rencontre bascule. «J’avais une queue-de-cheval et il m’a attrapée par les cheveux. Il m’a obligée à aller dans une ruelle juste à côté.» Là, pendant quelques minutes qui ont semblé des heures à la jeune victime, il lui fait subir les pires ignominies. «Il m’a obligée à me déshabiller. Il avait un couteau à cran d’arrêt. Moi, je pensais juste à avoir la vie sauve, exprime, encore choquée, la jeune fille. J’ai suivi ses instructions, souffle-t-elle. Il m’a violée…»

Avant de partir, son agresseur lui intime un dernier ordre. «Il m’a montré une maison et m’a dit de compter jusqu’à vingt en la regardant, sans me retourner. J’ai obéi. Je l’ai entendu s’enfuir en courant.» Sonnée, la lycéenne se rhabille, compose le numéro des gendarmes et part en courant vers l’arrêt de bus tout en racontant son calvaire aux forces de l’ordre. Rapidement prise en charge, elle sera soignée, auditionnée et présentée à un médecin légiste.

Meurtrie, la jeune fille n’a pas encore repris le chemin du lycée. «Je visualise encore cet homme. Son regard était extrêmement noir, froid et effrayant.»

«Faites attention»

Hier, deux jours après les faits, Marie peinait encore à refaire surface. Mais, elle insistait : «Je tiens à témoigner et à faire passer un message. Il ne faut pas que les parents laissent sortir leurs enfants seuls, même à Cornebarrieu qu’on décrit comme une ville calme. Je suis persuadée qu’il me guettait depuis un moment et qu’il connaissait mes habitudes. J’aurais pu avoir 16 ans comme 22 ans, il s’en serait pris à moi.» Et de décrire sommairement son agresseur : «Il faisait entre 1,70 m et 1,75 m. Sa peau m’a semblé mate. Il portait un bonnet. Je veux vraiment que tout le monde fasse attention pour que ça n’arrive pas à quelqu’un d’autre. Aujourd’hui, je suis traumatisée et j’attends que la justice fasse son travail.» Marie se terre chez elle depuis mardi. Elle attend que son violeur soit mis hors d’état de nuire.

*Le prénom a été changé

 

http://www.ladepeche.fr/article/2013/11/29/1763793-viol-cornebarrieu-avait-cran-arret-voulais-seulement-survivre.html#xtor=EPR-1

Tag(s) : #Divers

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